"Pour connaître la couleur de la mode en Occident, il suffit de regarder la couleur des fleuves chinois." Ma Jun, 40 ans, rapporte avec un air désabusé cette plaisanterie qui circule parmi les militants écologistes de son pays. C'est en regardant les fleuves et bien d'autres paysages dévastés que ce journaliste du South China Morning Post a décidé, au milieu des années 1990, de mettre sa plume au service de l'environnement. Avec succès. Son livre sur la crise de l'eau publié en 1999 et traduit plus tardivement aux Etats-Unis a été comparé par Time Magazine au Printemps silencieux, de Rachel Carson. Une référence s'il en est puisque l'ouvrage de la biologiste américaine, paru en 1962, est considéré comme une étape dans l'histoire du courant écologiste.
Un article à consulter sur le site du Monde
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