Le 11 avril 2009, à Warabi, dans la préfecture de Saitama (grande banlieue de Tokyo), une manifestation rassemble une cinquantaine de personnes arborant le drapeau national japonais et chantant « Combattons et chassons les étrangers criminels ! ». Elles effectuent ce qu'elles qualifient de « Grande marche nationale », autour du lieu de résidence et de l'école d'une jeune fille de treize ans, dont les parents, Philippins jugés comme immigrés illégaux, ont été expulsés, contraignant la
collégienne à rester seule au Japon, son pays de naissance.
La jeune fille a obtenu une autorisation spéciale du ministre de la justice pour résider un an supplémentaire au Japon, chez sa tante. C'est précisément contre cette décision que s'acharne le groupe de manifestants qui se dénomme la ZaiTokuKai, abbréviation pour « Zainichi Tokuken wo Yurusanai Shimin no Kai », mot à mot « la société des citoyens qui n'accordent aucun privilège aux résidents étrangers au Japon ».
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